Deux systèmes comptables

1) La m√©thode basique dite comptabilit√© de caisse ou de tr√©sorerie qui consiste √† enregistrer les charges uniquement au moment de leur paiement effectif tandis que les recettes ne sont prises en compte qu’au moment o√Ļ elles sont encaiss√©es (syst√®me de l’encaissement et du d√©caissement).

Schématiquement, on écrit sur un livre comptable ce qui rentre et ce qui sort au fur et à mesure que cela se produit. Une simplicité que nul ne songe à nier mais qui convient uniquement aux microstructures.

Lorsqu’il s’agit d’une copropri√©t√©, la comptabilit√© de caisse ne permet pas de conna√ģtre pr√©cis√©ment son √©tat financier, ni de comparer les comptes d’une ann√©e sur l’autres pour d√©cdeler d’√©ventuelles anomlies ou d√©rives. Bref, ce syst√®me n’offre pas la n√©cessaire transparence des comptes.

2) Le syst√®me dit comptabilit√© d’engagement consiste √† enregistrer les charges et les produits d√®s leur naissance sans s’occuper de la date effective du paiement ou de l’encaissement.

Depuis le 1er janvier 2007, les charges et les produits d’une copropri√©t√© doivent √™tre enregistr√©s lors de leur engagement (article 14-3 de la loi) et non plus lors de leur paiement ou encaissement.

Ainsi, un achat doit √™tre comptabilis√© d√®s la r√©ception de la marchandise, peu importe la date de paiement. Si une n’est pas encore arriv√©e en fin d’xercice, son montant sera inscrit sous forme de provision pour l’exercice en cours.

L’autre innovation de taille, c’est le recours √† la comptabilit√© double comme dans les entreprises. Dans ce syst√®me, chaque op√©ration fait l’objet d’une double √©criture : on d√©bite un compte et on en cr√©dite un autre du m√™me montant bien s√Ľr.

Les copropri√©t√©s de moins de 10 lots et dont le budget pr√©visionnel moyen (budget de fonctionnement) sur 3 ans est inf√©ieur √† 15 000 ‚ā¨ sont dispens√©s de tenir la comptabilit√© en partie double (article 14-3 de la loi). Elles pourront constater leur engagement en fin d’exercice seulement.